Derrière les titres alarmistes des médias le vapotage des jeunes aux USA, la vérité éclate enfin : il n’y a pas d’effet passerelle entre la vape et le tabac.

Fin du fantasme. Les données du CDC aux USA sont très claires. Alors que l’organisme s’alarme d’une augmentation du vapotage chez les jeunes, il publie également des chiffres sur le tabagisme : stable, pas d’augmentation. Logiquement, la poussée subite constatée sur le vapotage aurait dû provoquer une montée significative du tabagisme. Et ce n’est pas le cas. L’effet passerelle n’existe pas.

Amalgame. Les anti-tabac ne désarment pourtant pas face au vapotage. En effet, le CDC présente les chiffres sur le vapotage en l’incluant comme produit du tabac. Cela leur permet de parler d’une augmentation globale du “tabagisme” chez les jeunes. À cela, il faut préciser que dans leur étude, “fumer”, c’est seulement avoir consommé l’un des produits au moins une fois dans les 30 derniers jours. Il n’y a donc pas de différence entre un consommateur régulier et un expérimentateur, par exemple un jeune qui s’amuse de temps en temps à faire des “cloud”.

Voici un article copié/collé d’une dépêche AFP, ou encore une fois le “journaliste” ne prend pas la peine de disséquer l’information, tirer le vrai du faux, et surtout faire la part des choses entre l’idéologie et les données concrètes : Le vapotage augmente de 78% en un an chez les lycéens américains.

Tabac ou nicotine ?

Fumer tue. Consommer de la nicotine sans fumer ne tue pas, que ce soit avec la vape ou des substituts nicotiniques. Mais en créant l’amalgame entre vapotage et tabagisme, le CDC crée une confusion qui est dommageable pour tous les fumeurs. Vaper ou fumer c’est pareil. Malgré les chiffres du tabagisme qui n’augmentent pas, il continuent quand même d’effrayer la population avec ce fantasme, mais ils passent désormais à un autre niveau : stigmatiser la nicotine tout court.

Le vapotage ruinerait des années de combat contre le tabagisme. Mais à aucun moment les autorités du CDC ne se demandent si ce ne serait pas eux, au contraire, qui ruinent ce combat en s’attaquant ainsi à la vape et en créant l’amalgame. En effet, si vaper c’est pareil que fumer, pourquoi ne pas fumer ? Et pourquoi donc ne pas mettre sur le dos des hystériques anti-vape le fait que la baisse du tabagisme a stagné entre 2017 et 2018. Car en effet, cela correspond aussi à une période de communication anti-vape jamais vue dans les années précédentes où le tabagisme baissait régulièrement. De 2011 à 2017, la prévalence tabagique chez les jeunes américains a été divisée par deux de 28 à 15% (cigarettes + cigares) et trois fois plus rapidement que dans les années précédentes.

Alors que l’alcool, les drogues dures ou (encore) le tabac font des ravages, les autorités de santé américaines luttent désormais en priorité contre la nicotine. Un psychoactif de l’ordre du café, qui ne tue pas, qui ne rend même pas malade. Bizarre… Vraiment bizarre.

Peut-on espérer une épidémie de vapotage chez les jeunes en France ?

Soyons concret et pragmatique. Le vapotage s’est développé chez les jeunes aux USA et leur taux de prévalence tabagique est aux alentours de 15%. En France, dans la tranche des 16 à 17 ans, il sont 29,3% à fumer quotidiennement. C’est le double : Étude nationale DePICT – 2016 – publiée par Santé Publique France en mai 2018.

Une épidémie de vapotage serait donc la bienvenue en France pour réduire drastiquement le nombre de fumeurs chez les jeunes. Le gain pour la santé publique dans les prochaines décennies serait considérable et permettrait d’envisager vraiment cette fameuse génération de non-fumeurs. Il faudrait pour cela lever l’interdiction de vente aux mineurs. Car c’est quand même incroyable de leur interdire l’accès à la solution la plus efficace, deux fois mieux que les substituts nicotinique, et la plus populaire.

Malheureusement, cela n’a pas l’air d’être dans les projets de notre ministre de la santé. En effet, même si l’INSERM vient tout juste aussi d’écarter cette hypothèse, l’effet passerelle (qui donc n’existe pas) est l’un de ses principaux arguments pour freiner le vapotage même à l’intention des fumeurs adultes. Le tabac en France, qui fait 73000 morts par an n’est pas un sujet mineur, si on compare par exemple à la rougeole (3 morts en 2018), il serait bien que la ministre s’y implique autant, avec conviction, réalisme et pragmatisme.

Le vapotage est un plaisir. Un plaisir qui offre une consommation de nicotine récréative et alternative qui éloigne l’envie de fumer. Pour les jeunes, vaper, c’est aussi une expérimentation à risque très réduit et qui peut éviter d’être tenté par le tabac. Une sorte de “vaccin”.

Est-ce si difficile à comprendre que la vape est une porte de sortie pour les fumeurs et un rempart contre le tabac pour les non-fumeurs ? On pourrait penser à de la bêtise, il ne faut pourtant pas être énarque ou polytechnicien pour voir ces évidences. Où le problème est-il ailleurs

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