10 raisons éthiques, politiques, économiques, environnementales et sanitaires de ne pas acheter votre e-cigarette dans un bureau de tabac.

Si vous avez décidé d’arrêter de fumer en essayant la e-cigarette, surtout ne l’achetez pas dans un bureau de tabac. La plupart des buralistes n’ont rien compris à la cigarette électronique et devant l’essor du marché qui provoque des baisses historiques de ses ventes, c’est l’industrie du tabac qui pousse les buralistes à entrer sur le marché. Question de survie pour sauver le tabac. Vous allez comprendre pourquoi et comment…

1 – Derrière les buralistes, c’est l’industrie du tabac à 100%

Alors que depuis des décennies, toutes les études montrent qu’il n’y a que la hausse des prix qui fait reculer le tabagisme, l’industrie du tabac a réussi à stopper cette hausse en janvier 2015. Jamais un gouvernement n’avait autant fait pour l’industrie du tabac. Les buralistes étaient en première ligne pour soutenir cette disposition. Ils sont également à la lutte contre le paquet neutre. Ils défendent le tabac pour que les ventes cessent de baisser. Ils travaillent pour le tabac. La santé publique n’est pas leur problème et elle ne le sera jamais. En faisant vivre un buraliste, que ce soit en lui achetant des cigarettes, des e-cigarettes, des journaux ou des jeux à gratter, vous soutenez un soldat de l’industrie du tabac, responsable de la mort de 200 personnes par jour.

Les buralistes se présentent souvent comme les victimes d’un système auquel ils ne peuvent rien. Quand on regarde cette campagne, on a du mal à se dire qu’ils ne sont pas complices, coupables et responsables des dégâts du tabagisme :

> Campagne des buralistes contre le paquet neutre

2 – N’ayez pas de scrupules, les buralistes sont subventionnés par l’état

Votre buraliste est quand même un type sympa, vous avez peur de l’appauvrir en ne lui achetant plus de tabac ? Ne vous inquiétez pas, pour compenser la baisse des ventes, l’état subventionne les buralistes avec votre argent. Vous ne rêvez pas, ça s’appelle le contrat d’avenir. Jolie dénomination pour aider des vendeurs de mort à maintenir, voire augmenter leurs revenus. Incroyable !

Les taxes sur le tabac rapportent 14 milliards d’euros chaque année à l’état. La survie des buralistes et surtout la vente de tabac est un enjeu financier considérable et vital pour l’état. Voilà pourquoi tout est fait pour que la situation reste comme elle est. L’arrivée de la cigarette électronique, qui fait baisser les ventes de tabac, est une catastrophe pour le budget de l’état, en contradiction totale avec les questions de santé publique.

> Le contrat d’avenir expliqué sur le site des douanes françaises

3 – E-cigarette en bureau de tabac : conçues pour rester fumeur

L’industrie du tabac a compris que la cigarette électronique pouvait potentiellement anéantir son business. Après avoir tenté vainement de discréditer les avantages sur santé, elle s’est arrangée pour faire croire aux politiques que la vapeur est un produit du tabac. Alors qu’il n’y a pas de tabac dedans ! Pari incroyable… mais réussi, puisque la directive tabac qui doit être appliquée en France avant mai 2016, contient un article sur la cigarette électronique. Toutes les dispositions de cet article visent à éliminer les produits innovants actuellement sur le marché pour les remplacer par des “cigalike” fabriquées par l’industrie du tabac et distribuées exclusivement par les buralistes.

> Tous les détails de la directive tabac

4 – Des produits scellés, donc potentiellement extrêmement dangereux

L’une des dispositions de la réglementation européenne impose que les cartouches de liquides soient scellées. Ce dispositif est sensé protéger le consommateur. Ce serait une sécurité “sanitaire”. Avec l’industrie du tabac, c’est plutôt le contraire ! Comment être certain qu’ils ne chercheront pas à ajouter des produits nocifs comme ils l’ont toujours fait dans les cigarettes ? La nicotine est moins addictive dans la vapeur, il y a fort à parier que les industriels rechercheront des solutions pour régler ce “problème”… comme il l’ont fait avec les cigarettes, en rajoutant par exemple de l’ammoniac.

Pour votre sécurité, justement ! Evitez absolument tout produit vendu par l’industrie du tabac, et par extension dans un bureau de tabac. L’Histoire de la cigarette doit vous servir de leçon.

> Comment les cigarettiers utilisent des agents chimiques afin d’accroître la dépendance à la nicotine…

5 – Des produits obsolètes et un marketing du double-usage

Alors que les vapoteurs ont inventé des fibres dédiées, des systèmes d’airflow réglables, des systèmes électroniques qui contrôlent la température… Les produits “cigalike” proposés par les industriels du tabac sont d’une qualité médiocre, obsolètes depuis plusieurs années à comparer du matériel, même d’entrée de gamme, que vous trouverez en boutique spécialisée. L’expérience sera mauvaise, il est impossible d’avoir une bonne qualité de vape avec le matériel que vous trouverez en bureau de tabac. C’est le but, pour que vous soyez déçu et que vous reveniez à la cigarette. Ou à défaut, que vous n’utilisiez la e-cigarette que de temps en temps, entre les vraies cigarettes. Les marques de cigarettes électroniques qui appartiennent à l’industrie du tabac entretiennent ce type de discours dans leur publicité.

> Comment l’industrie du tabac fait la promotion du double-usage !

6 – Des produits hors de prix

Non content de vous proposer des produits de mauvaise qualité, ils sont hors de prix. Les “cigalike” vendues en bureau de tabac sont fabriquées à partir d’anciens brevets qui sont aujourd’hui complétement dépassés d’un point de vue technologique. Le liquide, notamment dans les cartouches scellés est vendu de 2 à 3 fois plus cher que dans une boutique de e-cigarette. Il est même impossible de comparer exactement le prix car la contenance en ml n’est même pas indiquées sur certains produits, on parle d’un “nombre de bouffées calculées en laboratoire” !

> Test d’une cigalike par un vapoteur expérimenté

Côté buralistes, les plus affûtés en marketing sont néanmoins très demandeurs de ces systèmes “fermés” qui reposent sur le modèle économique de la “capsule” qui permet d’emprisonner le client et de lui vendre un produit de sept à huit fois plus cher qu’au détail. Business is business, les buralistes qui n’ont rien compris à la cigarette électronique donnent même des leçons pour mieux harponner le client.

> Cigarette électronique, le modèle économique Nespresso

7 – Cigalike : catastrophiques pour l’environnement

Les cartouches scellées des cigalike contiennent très peu de liquide. Pour un vapoteur moyen, il en faudra une, voire deux par jour. D’un point de vue traitement des déchets, ces cartouches sont une véritable catastrophe écologique, même si les gens les mettent dans des poubelles. N’en parlons pas si elles sont jetées dans la rue comme les cigarettes…

Avec du matériel moderne, vous créerez beaucoup moins de déchets, quelques résistances par mois. Et si vous pratiquez la vape sur du matériel reconstructible, encore mieux, quelques bouts de coton et de kanthal.

> Les mégots de cigarettes, une vraie plaie pour l’environnement

8 – Éloignez-vous définitivement de la cigarette

C’est l’évidence ! Demanderait-on à un alcoolique en sevrage d’aller boire un verre d’eau dans un bar ? Comment peut-on raisonnablement penser qu’il est intelligent de faire entrer un vapoteur dans un bureau de tabac, sinon pour le soumettre à la tentation ? Ne plus rentrer dans un bureau de tabac est une règle de base pour un vapoteur, surtout si l’envie d’une cigarette le démange encore de temps en temps…

L’industrie du tabac a bien compris qu’on “récupérant” le marché de la e-cigarette, ils allaient pouvoir garder les clients chez leur buraliste. Les consignes pour la disposition des cigarettes électroniques sont bien claires : au milieu des cigarettes !

Face à de telles pratiques, la question d’interdire la vente de e-cigarette dans les bureaux de tabac mériterait d’être posée par les pouvoirs publics et la société civile. Peut-être que cela se fera le jour où un(e) ministre de la santé courageux se rendra compte de la formidable opportunité que représente la vape pour éradiquer le tabagisme… > Au lieu de tout faire pour CACHER cette solution à la population !

> Mise en place dans un bureau de tabac = Il s’agit d’un reportage de TF1 où toutes les marques de cigarette étaient visibles (non floutées) et où un buraliste met en place un nouveau produit “cigalike” au milieu de son rayon de cigarettes, et dont on lit également très bien la marque. Ce reportage, limite “publi-reportage” pour le produit en question a été diffusé au journal de 20h de TF1.

9 – Buralistes incompétents : aucun conseil

Que ce soit pour le tabac, les journaux ou les jeux à gratter, les buralistes sont des “débitants”. Ils n’ont absolument pas la culture du conseil, et surtout pas le temps. Ils gagnent tellement peu sur chaque vente, qu’ils doivent travailler très rapidement pour faire des volumes. Ils n’ont rien compris à la cigarette électronique, ils n’ont aucun bagage technique, aucune culture des bonnes pratiques de la vape et ils ont déjà plusieurs années de retard sur les boutiques spécialisées. Vous obtiendrez toujours un meilleur conseil dans une boutique de e-cigarette, surtout au début. Ou même tout seul, derrière votre écran sur les forums, les chaines Youtube ou les groupes Facebook avec des milliers de vapoteurs expérimentés pour vous conseiller.

> Formations professionnelles pour les boutiques de e-cigarettes

10 – Diversité des matériels et des liquides

Chez un buraliste, vous n’aurez aucun choix à part les cigalike ou les matériels bas de gamme qui étaient vendu il y a 5 ans en boutiques spécialisées. Or le choix pour essayer les différent types de matériel et de saveurs est un élément primordial pour trouver la bonne vape, celle qui vous convient pour oublier la cigarette. Pire, alors que le dosage de nicotine est une énorme liberté retrouvée pour le vapoteur (pouvoir baisser à sa guise), certains produits de l’industrie du tabac ne proposent rien d’autre que du 16 milligramme. Sans doute la peur que vous ne soyez plus addict…

> Reprenez le contrôle sur la nicotine

Conclusion : boycott !

Aujourd’hui la vape est encore libre, peut-être pour quelques mois seulement. Des centaines d’études ne laissent plus aucun doute sur les avantages santé relatifs au tabac. Les techniques ont énormément progressé, et permettent, même à un vapoteur débutant de trouver très rapidement un matériel de qualité. Il ne faut surtout pas que la vape tombe dans les mains de son pire ennemi : l’industrie du tabac. Ne pas acheter sa e-cigarette dans un bureau de tabac et inciter vos amis fumeurs à ne pas y aller, même pour essayer la e-cigarette, est un acte de résistance éthique, politique, économique, environnemental et sanitaire. Il y a plus de 2500 boutiques en France et quantité de sites Internet qui vous livrent très vite. Faites confiance au monde de la vape. Le vrai. Résistons à l’industrie du tabac en appelant au boycott de leurs produits !

Contradiction : certaines personnes pensent que la vape (=visibilité) dans les bureaux de tabac permettrait de sauver plus de fumeurs. Cette une fausse bonne idée, car :

  • c’est continuer à assimiler la vape au tabac dans l’esprit du grand public
  • c’est ignorer que des milliers de personnes ont essayé, puis arrêté suite à une déception due à la mauvaise qualité du matériel
  • c’est freiner l’innovation et la création de milliers d’emplois

 

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