Voici les résultats du sondage “Vape, Covid et confinement” réalisé par VAPYOU sur 6 jours entre le 16 et le 22 mai 2020.

Grand merci au 1270 répondants qui permettent par leur nombre de rendre ce sondage solide. L’épidémie du Covid et le confinement ont bouleversé les habitudes de chacun et il était intéressant de voir comment la période a été vécue par les vapoteurs.

Profil des répondants

Ce sondage est réalisé sans aucun moyen avec l’outil Google Form et une diffusion via les réseaux sociaux. Les répondants sont donc des vapoteurs au profil particulier, c-à-d qu’ils s’intéressent particulièrement au sujet et sont plutôt très “connectés”. On retrouve facilement les indices de ce profil des répondants sur les deux questions suivantes.

Q14 : Près de 80% des répondants vapotent depuis plus de 2 ans, dont 42% depuis plus de 5 ans. On a donc vraiment à faire à des vapoteurs expérimentés. Non seulement sur la pratique de la vape, mais également en terme d’achats et d’information. Il y a très peu de débutants, 2% vapent depuis moins de 3 mois.

Q3 : Alors que d’après ce que je sais, le marché de la vape sur Internet se situe entre 15 et 20%, les répondants sont 36% à se fournir uniquement en ligne et 23% à le faire partiellement. Avec seulement 40% d’acheteurs exclusifs en boutiques spécialisées, ce questionnaire confirme le profil particulier des répondants.

D’une manière générale, de nombreux commerçants spécialisés admettent qu’ils perdent régulièrement des clients qui se dirigent vers les sites en ligne lorsqu’ils deviennent expérimentés. Souvent pour des questions de prix, probablement aussi pour des questions de choix, ce qui est un phénomène qui ne concerne pas que la vape, on le retrouve pour tous les produits. Autre point, alors qu’il y a 24 000 bureaux de tabac en France, il y a presque 10 fois moins de boutiques de vape, donc forcément des “zones blanches” pour lesquelles l’achat en ligne est un service indispensable.

Dans ce contexte, il est intéressant de noter que même sur ce profil plutôt “expert” les boutiques spécialisées disposent d’une clientèle solide qui n’achète jamais sur Internet. La qualité du conseil, de l’accueil et des services sont évidemment la clef.

NOTA : on m’a fait la remarque que je ne parlais pas des bureaux de tabac dans le questionnaire. Effectivement, c’est volontaire compte tenu de ce profil des répondants. Et le peu de retour que j’ai eu de vapoteurs “obligés” de se fournir chez les buralistes est tellement catastrophique que ça ne valait vraiment pas la peine de s’y attarder plus que ça. À part quelques exceptions, au bout de 10 ans que la vape existe, les buralistes n’ont pas réussi à reprendre significativement le marché aux spécialistes, cela confirme que c’est un vrai métier, ça ne s’improvise pas d’avoir dans les gênes la volonté d’aider les gens à arrêter de fumer quand on vend des cigarettes. C’est juste antinomique.

Pour clore le sujet, voici un commentaire laissé sur le questionnaire :

J’ai rempli le questionnaire même si certaines questions ne sont pas parfaites/complètes. Perso, je n’achète pas sur le Net, donc j’ai acheté des liquides en bureaux de tabac, dans un, les produits étaient périmés, depuis longtemps, plusieurs années, dans l’autre, ils étaient “consommables”, même si j’ai commencé à avoir des problèmes de sécheresse de la bouche (crevasses), et je ne trouvais pas le taux de nicotine qu’il me fallait (jamais de 2 Mgr). Bon, j’arrête là, je pourrais écrire un livre sur ce qui m’a manqué durant le confinement, niveau Vape !! Merci !

Achats vape pendant le covid

Des difficultés pendant le confinement ?

Pour rappel, les tous premiers jours qui ont suivi l’annonce du confinement (le mot qui n’avait pas été prononcé par le président MACRON), les boutiques de vape ont fait partie des commerces qui devaient fermer, contrairement aux bureaux de tabac, jugés, eux, “indispensables” à la vie de la nation.

Il a suffit de quelques jours, suite à de vives protestions et actions des acteurs de la vape, pour qu’un arrêté clarifie la situation et autorise les boutiques spécialisées à rester ouvertes. Bravo à tous les professionnels qui ont réussi à s’organiser en prenant les mesures de protection sanitaires qui s’imposaient et / ou en proposant des systèmes de drive ou de livraison.

Q1 : 87% des vapoteurs n’ont eu aucun ou “pas trop” de difficulté dans leur pratique du vapotage pendant le confinement. Il est évident que la décision rapide du gouvernement de maintenir l’ouverture des boutiques a permis ce moindre gêne et on peut remercier Olivier VÉRAN et ses services d’avoir compris et réagi aussi vite. Alors que d’autres pays, comme la Belgique, ont tout interdit (sauf les clopes évidemment), la France a évité de rajouter des problèmes aux problèmes, et tout s’est très bien passé grâce au professionnalisme des commerçants de la vape.

Q2 : On note quand même que plus de 50% des répondants avaient fait des réserves à l’annonce du confinement. Effet PQ sur la vape aussi ?

Peut-être, mais aussi sans doute un “réflexe” qu’avaient déjà eu les vapoteurs expérimentés lors de la mise en œuvre de la TPD, cette loi qui d’un coup a réduit les libertés et provoqué une augmentation des prix en imposant des flaconnages à 10 ml et une limitation du taux de nicotine à 20 mg/ml. Le sentiment que la vape n’est pas non plus très appréciée par les autorités, et donc le risque d’une fermeture arbitraire des boutiques, a certainement nourri aussi cette propension à stocker au cas où. A noter aussi, j’ai eu quelques remarques de vapoteurs qui m’ont indiqué vivre toujours sur des stocks qui datent de la TPD !!!

Q7 : La très grande majorité des répondants indiquent ne pas avoir eu de gros problèmes dans leurs achats. Il y a quelques soucis sur les résistances, peut-être dus aux grossistes qui ont subit des retards voire des annulations de livraison depuis la Chine. J’ai entendu dire que la plupart d’entre s’étaient très bien organisés, non pas pour “rationner” mais pour répartir les besoins entre tout leurs clients afin qu’il y ait le moins possible de rupture. Ça semble réussi, bravo !

Au niveau des liquides, les fabricants français dominent le marché mais certains m’ont expliqué avoir réduit l’amplitude de leurs gammes compte-tenu des difficultés de production engendrées par le confinement. Cela explique peut-être que des vapoteurs aient pu être gênés sur des références qui ne sont pas des “best seller”.

Q8 : Peu de vapoteurs ont dû changer leurs habitudes, même s’ils sont quand même 17% à avoir dû se tourner vers une autre marque ou un autre liquide.

Changement dans les habitudes d’achat ?

Q4 : 70% des répondants indiquent ne pas avoir changé leurs habitudes d’achat ou très peu. Seuls 8% ont dû complètement les modifier à cause du confinement et 22% seulement un peu. Il y a donc 30% du marché qui a été “perturbé” ce qui est quand même significatif.

Q5 : En comparant avec le graphique Q3 (présenté plus haut), on distingue un mouvement certain des habitudes d’achats pendant le confinement avec +10% de répondants qui se sont dirigés vers Internet. C’est peut-être même plus important en ratio, car ici 12% ne se prononcent pas, ce qui peut représenter ceux qui avaient fait de très grosses réserves.

Pas de surprise, ce sont bien les “échos” terrain qui remontent. Les commerçants qui sont sur les deux marchés physiques et web confirment bien que les volumes de vente se sont “transvasés”. Vu qu’on est ici sur un profil de vapoteurs très spécifiques “expérimentés et très connectés”, il est difficile d’interpréter plus loin que cette tendance. Peut-être que les organisations professionnelles pourront faire mieux.

Q6 : Néanmoins 84% des répondants affirment qu’ils comptent reprendre leurs habitudes avec la sortie du confinement. 63% se disent même “absolument sûrs”. Il n’y a que 11% qui pensent peut-être rester sur leurs nouvelles habitudes. Impossible à nouveau, au-delà de la tendance, de tirer des conclusions sur l’ensemble du marché. Disons que le confinement aura infléchit des mouvement sur les habitudes d’achats, mais pas de manière systématique, si l’on se base sur l’attitude des experts, une grande partie d’entre eux reviendront à leurs commerçants habituels.

Pratique de la vape pendant le confinement

On a beaucoup entendu dans les médias que les français allaient devenir alcooliques et encore plus addicts à cause du confinement et du stress qu’il aura provoqué.

Q9 : Seuls 2% des répondants indiquent être retombés complètement dans la cigarette. Et 10% “un peu”. Difficile d’interpréter ces données, il faudraient les comparer avec ce qu’il s’est passé pour les ex-fumeurs qui utilisent d’autres méthodes. Je doute qu’on ait un jour ce genre d’information. Toujours est-il que pour une très grande majorité des vapoteurs, le confinement ne s’est pas transformé en rappel à la clope.

Q10 : Si la tentation de la clope n’a pas été au RDV pour les vapoteurs, même l’envie de plus de nicotine a été très modérée, voire presque inexistante. La grande majorité des répondants n’ont pas fondamentalement changé leurs habitudes de consommation, même si 30% environ admettent avoir vapoté plus de e-liquide. Stress ou ennui, difficile de faire la part des choses, mais on ne se trouve pas devant une modification majeure des modes de consommation. Là encore, il serait intéressant de savoir ce qu’il en est chez les fumeurs.

Vape et Covid

Le vapotage n’a pas échappé à la controverse pendant la crise du Covid. On a vu en France et dans le monde certains anti-tabac essayer de faire croire que vapoter créait plus de risques ou que les vapoteurs étaient plus propices à contaminer les autres. Il y a eu aussi les observations qui semblaient montrer que les fumeurs avaient des formes plus sévères, mais qu’ils étaient beaucoup moins nombreux à contracter le virus. Des hypothèses ont été lancées sur le rôle protecteur de la nicotine.

Q11 : Sur les 1270 répondants au questionnaire, 23 personnes déclarent avoir eu le Covid dûment constaté par un médecin, dont une personne hospitalisée. Si elle a répondu, c’est qu’elle doit être vivante, donc ça fait zéro mort (mais bien sûr, un mort n’aurait pas pu répondre au questionnaire, voilà un joli “biais”).

On est donc à un taux de 1,8%, comparable aux 2% annoncés par MG France début avril qui prenait également en compte les cas validés par des médecins. Avec les 8% de répondants qui annoncent avoir eu des symptômes, difficile à nouveau de tirer des conclusions. On le pourra peut-être quand on aura des données complètes sur le développement de la maladie, si on les a un jour…

Q12 : Intéressant avec cette question de constater que les fake news des anti-tabac glissent sur les vapoteurs à priori bien informés. Les inquiétudes ont été infinitésimales, et ils sont très nombreux à ne pas avoir changé leurs habitudes. Toujours optimistes, les consommateurs de nicotine non fumée ont été environ 20% à la vaper en se disant que ça pourrait les protéger de l’épidémie. Est-ce qu’on retrouve ce phénomène chez les fumeurs, ça mériterait d’être étudié, sauf si les anti-tabac s’estiment aussi devin et considèrent que leur (simple) avis vaut pour de la science, comme c’est souvent le cas.

Q13 : Il y a donc eu des controverses autour de la vape et du Covid. En tant que citoyen, on peut estimer normal alors d’être informé. À l’occasion de cet évènement, on constate à nouveau l’incroyable vide qui domine sur le vapotage en France. Étant donné que les autorités de santé ont rompu tous les contacts avec les spécialistes de la vape, ils n’ont aucune information (à part les fake news des anti-tabac) et donc aucun recul pour produire des messages fondés, corrects et équilibrés.

Pour rappel, en septembre dernier, SOVAPE a publié un sondage qui montrait que 59% de la population pense que le vapotage est autant, voire plus risqué que la cigarette. Et 80% pensent que la nicotine est cancérigène. Le défaut d’information est manifeste, c’est très grave face à au tabagisme qui tue 75 000 personnes par an dans notre pays. Ça reste largement plus que les dégâts du Covid alors que c’est évitable.

Mauvaise note pour les médecins aussi, mais comment leur en vouloir quand les autorités de santé ne respectent pas leur devoir d’information.

Désespérant toujours… La presse avide de sensations fortes ne relait que les informations sanglantes (même fausses) et surtout, quand on parle de vapotage, les journalistes vont interroger les anti-tabac en pensant que ce sont les seuls interlocuteurs compétents. C’est un tapis rouge pour leurs fake news qui ne touchent pas (évidemment) les vapoteurs bien informés. Malheureusement (voir le sondage de SOVAPE), les dégâts dans la population générale sont considérables.

Logiquement les professionnels de la vape font leur job. On aurait pu espérer mieux, mais n’oublions pas que le vapotage est soumis à une interdiction totale de publicité et “propagande”. Difficile alors pour les professionnels, quand bien même ils voudraient y mettre des moyens, d’informer correctement la population.

Même constat pour les associations. Même si les vapoteurs estiment qu’elles font beaucoup mieux le “travail” que les autorités, on est loin du carton plein. J’ai mis le mot “travail” entre guillemet car il est utile de rappeler ici que les principales associations “vape” sont uniquement constituées de bénévoles et qu’elles ne bénéficient d’aucune aide, ni aucun financement. Dans ces conditions, voir plus de 40% des répondants s’estimer satisfait de l’information, c’est un exploit.

Les anti-tabac, eux, touchent des millions d’euros de subventions. Qu’en font-ils ? De l’information claire et honnête pour le public, aider à la lutte contre le tabagisme par tous les moyens ? Non. Leur seule préoccupation depuis quelques années est de lutter contre le vapotage, la solution la plus efficace et la plus populaire pour arrêter de fumer.

Finalement pendant cette crise du Covid se sont les seuls à avoir pu communiquer au grand public sur la vape, grâce à leur argent (le nôtre en fait…) et à leurs réseaux d’influences (presse et autorités de santé). Ils n’ont pas hésité à se désoler officiellement du maintien de l’ouverture des boutiques de vape, ils nient les nombreuses études qui observent que les fumeurs ont moins contracté le Covid (c’est pas une croyance, c’est un fait), et ces derniers jours, ils surfent sur les annonces d’interdiction du menthol dans les cigarettes pour réclamer l’interdiction des arômes dans la vape.

Pas étonnant qu’ils n’aient aucun crédit auprès des vapoteurs, ceux qui pourtant n’ont fait que ce que l’on attendait d’eux : arrêter de fumer. Ou pas en fait…

Conclusion

J’ai réalisé ce sondage pour confirmer des “ressentis” sur le marché et l’attitude des vapoteurs pendant le confinement et face à la crise du Covid. Réalisé sur 1270 réponses, ces résultats sont solides en prenant bien en compte le profil très spécifiques des répondants. Les tendances sont assez claires, même si elles mériteraient des observations plus larges, surtout sur une population grand public.

C’est le mieux que je puisse faire avec zéro moyen. Je ne sais pas si les autorités ou les organisations financées par les deniers publics feront des études plus poussées sur la vape ou sur le tabac. Il est possible que certaines données, comme les ventes ou les consommations puissent être gênantes pour les décideurs et ceux qui les influencent en ne prêchant que les mesures coercitives et dégradantes. D’où mon maigre espoir d’en savoir plus…

Si vous pensez que ces démarches d’analyse ont de l’importance, que l’action pour la vérité et la préservation des libertés sont essentielles, aidez les associations ! Il faut des moyens pour agir : www.sovape.fr et www.aiduce.org.

 

 

Bienvenue dans la vape

Ce livre s’adresse aux fumeurs, aux vapoteurs débutants et à toute personne qui souhaite en savoir plus sur le vapotage pour essayer d’arrêter de fumer.

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Format A6 - 80 pages

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