À l’occasion de la sortie de son nouveau livre « Moi », Philippe Presles a accepté de répondre à mes questions sur le « moi » et la vape.

Le docteur Philippe Presles est bien connu chez les vapoteurs. Il est l’auteur d’un des premiers livres, très rassurant, sur la pratique du vapotage (je l’avais chroniqué ici en 2015). Lorsqu’il m’a informé de la sortie de son nouveau livre « Moi », je lui ai demandé si sa lecture pouvait (aussi) intéresser les vapoteurs et les fumeurs. Oui, bien sûr, voilà pourquoi je lui ai proposé cette petite interview. Merci à Philippe Presles d’avoir accepté.

Quel est le rapport entre le Moi, notre conscience et le vapotage ?

Dr Philippe Presles : Comme la conscience, le vapotage est le propre de l’homme ! Du reste avez-vous déjà vu un animal vapoter ?
Plus sérieusement, comme c’est le cas pour tous nos bonheurs, le plaisir du vapotage est une question d’interprétation. Tous nos vécus sont interprétés par notre conscience en moments plus ou moins bons. Vapoter est considéré comme un plaisir par celui qui estime que la vape l’a aidé à quitter le tabac tout en gardant le plaisir de la nicotine et des arômes. Mais nous connaissons tous des fumeurs qui n’aiment pas la vape, car elle leur fait peur… Il est difficile d’apprécier des arômes tout en ayant peur de s’intoxiquer ! (Même si nous savons tous, entre nous, que la vape n’est pas dangereuse pour le fumeur).

Qu’est-ce que les vapoteurs pourront retenir de votre livre « Moi » ?

Dr Ph.P. : Qu’il est important de mettre de l’énergie dans tout ce qui nous plait. Cela nous aide à nous construire un monde intérieur heureux. Qu’il est aussi important d’apprécier ses arômes en pleine conscience, en prenant son temps et en se concentrant sur leurs subtilités. C’est vrai de tous les bonheurs : plus nous sommes absorbés par ce que nous faisons, plus nous vivons des expériences optimales de bonheur.
D’une manière générale, ils pourront aussi mieux comprendre comment notre conscience se met en place pendant l’enfance, et comment elle peut faire tant notre bonheur que notre malheur. Ils trouveront aussi de bons conseils à suivre et des pièges à éviter… Sur ce plan, les retours de lecteurs sont que « Moi » est un livre qui fait du bien !

J’ai écrit en 2015 un article sur VAPYOU : « Moi vapoteur, j’aurais jamais dû arrêter de fumer », et c’est le plus lu de tous mes articles (+ de 177 000 vues), qu’en pensez-vous, pouvez expliquer le succès de cet article ?

Dr Ph.P. : Le succès de cet article est lié à sa qualité et à sa sincérité. C’est vrai que les ex-fumeurs sont souvent passés d’une période d’innocence et d’insouciance à une lucidité douloureuse d’avoir été autant exploités et trompés. C’est une véritable prise de conscience. C’est aussi un moment déstabilisant, car la vocation « psychologique » des institutions est de nous entraîner dans des univers qui dépassent l’échelle de nos vies, ce qui nous rassure par rapport à notre propre finitude. Quand nous perdons notre foi dans certaines institutions, nous nous sentons abandonnés. C’est très bien décrit dans cet article. Après, ce qui compte pour nous, et c’est ce que j’explique dans mon livre « Moi », c’est d’avancer dans nos vies vers une lucidité heureuse.

Plus d’info :

Sur le site de l’éditeur Albin Michel : Moi – Apprendre à vivre avec son meilleur ami et son pire ennemi – Philippe Presles – Editions Albin Michel / Versilio. [lien : ]

À écouter : chronique sur le livre par Christophe Bourseiller sur France Inter le 17 janvier : Comment percer le mystère du moi [5 min.]

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