Les mesures de sécurité, sans doute nécessaires, que le gouvernement déploie actuellement vont coûter des milliards. Qui va payer ? Les fumeurs en première ligne…

Entendu à la radio ce matin : On en est au moins déjà à 600 millions, le gouvernement assume pleinement les dépenses exceptionnelles liées à la sécurité du pays. Bien. J’aurai préféré : les français vont assumer pleinement… car chacun sait que, bien entendu, c’est le peuple qui va devoir payer in fine. Il n’est pas question ici d’ailleurs de contrarier des décisions certainement nécessaires, mais plutôt d’alerter sur les conséquences de cet « état d’urgence » qui risque de voiler et passer au second plan d’autres enjeux publics majeurs.

Le tabac fait 78 000 morts par an

Robert Proctor, l’auteur de Golden Holocaust, le dit sans détour : c’est un génocide programmé. Or depuis quelques temps, par la force des choses, une nouvelle frange de citoyens s’intéresse de très-très près au problème : les vapoteurs. Sortis du tabagisme comme par miracle, ils se sont regroupés d’abord pour partager les techniques et toutes sortes d’informations pour améliorer les pratiques, propager la bonne parole à leurs amis fumeurs, échanger, voire surveiller la qualité des produits. En toute liberté, pour mieux sortir du tabagisme, se rassurer et améliorer leur sécurité.

Mais depuis 2 ans environ, l’euphorie est passée et les problèmes ont commencé. L’industrie du tabac s’inquiète et elle inquiète. Défense de son pré-carré, propagation de fausses informations, manipulation… Les vapoteurs et les acteurs économiques, tout jeunes du marché de la vape, se sentent saisi d’une profonde inquiétude. Des réglementations se profilent, et bizarrement, toutes sont écrites pour stopper les innovations de la cigarette électronique et favoriser l’arrivée de l’industrie du tabac sur ce nouveau marché. Simplement pour protéger la bonne vieille cigarette si rentable pour tout le monde.

Les vapoteurs s’investissent alors dans le renseignement, et deviennent bien malgré eux des militants à la franche du combat anti-tabac. Ils comprennent assez vite les mécanismes du système, et découvrent avec horreur, que l’État, leur gouvernement, leurs élus, ne font rien pour les protéger, pire, lors des derniers débats à l’Assemblée Nationale ou au Sénat, les parlementaires signent carrément des amendements dictés par l’industrie du tabac.

14 milliards de recettes fiscales par an

Tout s’explique là, pas la peine de chercher plus loin. Le gouvernement français, jusqu’à la dernière commission sur la Loi de Santé la semaine dernière, faisait déjà tout pour freiner le développement de la e-cigarette et préserver les recettes fiscales liées au tabac. Le geste, la passerelle pour les mineurs, la toxicité… Plus aucun argument ne tient, les anglais l’ont largement expliqué dans un rapport de santé public cet été. Le seul problème de notre gouvernement, c’est l’argent. Au mépris du potentiel extraordinaire de réduction des risques. Au mépris des 78 000 morts par an liés à une maladie provoquée par le tabagisme.

Et maintenant ? Les attentats. La sécurité. Le besoin d’argent. Le brouhaha médiatique. Les vapoteurs, les professionnels, les médecins et les scientifiques savent à quoi s’en tenir à partir d’aujourd’hui et pour les décisions qui vont se prendre la semaine prochaine à l’Assemblée Nationale. Toutes les mesures anti-vape vont être votées. On peut même parier que toutes les mesures anti-tabac tout court risquent de faire long feu. Le paquet neutre va t-il lui-même tenir ? Peut-être même plus nécessaire pour faire semblant. Au nom de l’argent… Les fumeurs vont continuer à payer et pouvoir mourir en toute sécurité : 78 000 par an.

Inconséquence. Cynisme. Lâcheté. Les vapoteurs savent, n’oublieront pas et demanderont des comptes.

Faites la guerre, pas l’amour…

Lors d’une conférence aux Premières Journées de la Vape en France, j’avais ouvert le sujet économique en expliquant que la vape avait créé 10 000 emplois pour sauver des vies, un chiffre que j’ai comparé aux 40 000 emplois générés par le business de l’armement. La France est N°5 mondial, pour vendre des armes, il faut des guerres. Ailleurs, si possible. Je n’en dirai pas plus. Ici, je ne parle que de cigarette électronique…

Bouteille à la mer

> Lettre de l’AIDUCE adressée aux parlementaires aujourd’hui

Si vous en avez le courage, à copier/coller, mettre sous enveloppe, accompagné d’un petit mot perso et à poster au député de votre circonscription. Vite ! C’est exactement ce que font les buralistes pour défendre leur « business »…

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