L’Eurobaromètre interroge près de 30 000 personnes dans les 27 pays de l’Union européenne sur leur rapport au tabac et aux produits connexes dont fait partie le vapotage.

Le rapport sur le nouvel Eurobaromètre a été publié il y a quelques jours. 28 228 personnes ont été interviewées dans les 27 pays de l’union entre le 3 août et le 19 septembre 2020. Les informations sont donc “fraiches” et elles permettent de constater les évolutions les plus récentes.

Le rapport fait 334 pages et tout en anglais. Je ne vais donc pas me lancer dans une analyse exhaustive des données. Voici quand même quelques points qui méritent d’être soulignés. Pour accéder au document complet, c’est ici : Attitudes of Europeans towards tobacco and electronic cigarettes.

Baisse du tabagisme en France mais toujours au-dessus de la moyenne européenne

28 % de fumeurs. Par rapport à l’Eurobaromètre précédent en 2017, la baisse est de 8 %, ce qui est une très belle performance en 3 ans. La France passe de la troisième à la dixième place des pays les plus fumeurs en Europe, derrière la Grèce, la Bulgarie, la Croatie, la Lettonie, la République Tchèque, la Roumanie, Chypre, la Hongrie et la Lituanie. On reste cependant très loin du Royaume-Uni qui n’affiche plus que 12 % de fumeurs et de la Suède avec 7 %.

Malgré la baisse significative dont on peut se réjouir, la France reste donc dans le paquet des pays les plus fumeurs en Europe. Pas de quoi donner des leçons, surtout pas aux pays qui obtiennent les meilleurs résultats grâce à des politiques de réduction des risques bien connues : vapotage en Irlande et au Royaume-Uni, ou snus en Suède (alors que les paquets de cigarettes s’y vendent moins de 6 euros).

Cette baisse se répartie en 4 % d’ex-fumeurs qui ont arrêté et 4 % de personnes qui n’ont jamais commencé. Les augmentations de prix et le paquet neutre ont certainement joué un rôle de rempart à l’entrée dans le tabagisme, pour l’arrêt on peut certainement y rajouter le remboursement total des substituts nicotinique et bien entendu l’essor du vapotage qui est l’outil d’aide le plus populaire chez les fumeurs.

Il est évident que l’impact du vapotage est très significatif sur la baisse du nombre de fumeurs. En effet, 6 % des répondants français déclarent être vapoteur et 6 % déclarent l’avoir utilisé par le passé pour arrêter de fumer, soit 12 % de la population. Un chiffre qui ne peut que résonner avec la baisse de 8 % du nombre de fumeurs sur les trois dernières années !

Vapotage : des pratiques à l’inverse des idées reçues propagées par les anti-tabac pour influencer la bureaucratie européenne

Les arômes fruits sont plus utilisés que les saveurs tabac

A part les plus de 55 ans, toutes les tranches d’âge préfèrent les arômes de fruits plutôt que le tabac. En tout, c’est 48 % des vapoteurs qui ont une préférence pour les fruits. Cette donnée inquiète car si le vapotage est un outil qui évite de fumer, que se passera t-il si les prochaines réglementations de la commission européenne interdisent toutes les saveurs sauf le tabac ? En effet, c’est la préférence de seulement 36 % des vapoteurs, il s’agirait donc d’exclure 64 % des consommateur, de leur compliquer la vie, voire de les envoyer au marché noir ou à des pratiques dangereuses (utiliser des arômes non destinés à la vape) ?

72 % des vapoteurs utilisent du matériel standard rechargeable

Sauf réglementation contraignante, on est encore loin du rêve de l’industrie du tabac, même si 23 % des vapoteurs utilisent des cartouches scellées et jetables. Les matériels ouverts, moins chers et permettant plus de choix restent donc plébiscités par les consommateurs. Là encore les futures réglementations pourraient être contraignantes pour la majorité des vapoteurs. En France, il n’y a pas de limite sur la contenance des réservoirs, mais dans d’autres pays en Europe, c’est déjà limité à 2 ml.

Porte d’entrée ?

Seuls 2 % des européens ont essayé la vape en premier. C’est 1 % en France. Contrairement aux idées reçues et à la propagande des anti-tabac extrémistes, malgré son essor phénoménal auprès des fumeurs, le vapotage n’est pas pour autant une porte d’entrée “épidémique” dans la consommation de nicotine et encore moins du tabac fumé.

Arrêt du tabac : les fumeurs toujours largement abandonnés à leur sort

49 % des fumeurs européens n’ont jamais essayé d’arrêter de fumeur. Ils sont seulement 32% en France. 18% des fumeurs français ont tenté d’arrêté de fumer sur l’année passée, 53 % ont essayé au moins une fois dans leur vie. Les données démographiques indiquent que plus on est vieux, moins on essaye d’arrêter. Cela traduit que les fumeurs au long court sont aussi les plus laissés pour compte (à part les taxer toujours plus avec les augmentations de prix).

L’arrêt brutal au lieu de se faire aider

76 % des fumeurs européens ont tenté l’arrêt sans aucune assistance (on sait que c’est la plus mauvaise des méthodes). Ils sont seulement 13 % à avoir expérimenté les substituts nicotiniques et 11 % le vapotage. On est donc à l’exact inverse du niveau de performance. Cela traduit un défaut d’information criant à l’égard des fumeurs. C’est mieux en France ou 17 % des fumeurs ont essayé les substituts et 19% le vapotage.

Perception de l’efficacité du vapotage

Il n’y a qu’au Royaume-Uni qu’une majorité de la population (de très peu avec 51 %) sait que le vapotage peut être une aide pour arrêter de fumeur. En France, c’est seulement 26 %. Quand on pense aux 75 000 morts annuels du tabagisme, le niveau de désinformation est déprimant, 63 % des français pensent que la vape n’aide pas à arrêter de fumer, et 11% ne savent pas. Ces données confirment le sondage annuel de l’association SOVAPE avec BVA.

Une réduction des risques méconnues également chez les vapoteurs

Ils sont seulement 37 % à vapoter parce qu’ils pensent que c’est moins risqué que la cigarette, même si la première motivation reste de moins fumer (57 %). Le coût joue pour seulement 23 % des personnes qui essayent le vapotage et pour 20 % c’est une préférences pour les arômes. Cette raison est en très forte hausse de 8 % par rapport à 2017, ce qui laisse à penser que maintenir la diversité des arômes est un levier fort pour lutter contre le tabagisme.

La vape : ça marche !

31 % des fumeurs qui ont essayé le vapotage affirment que ça leur a permis d’arrêter de fumer. 19 % ont échoué, 27  % sont “dual user”, seulement 20 % indiquent qu’ils n’ont pas réussi à réduire leur consommation et 2 % fument encore plus. En clair, plus de 75 % de ceux qui ont essayé le vapotage ont au moins réussi à réduire leur consommation de cigarettes. C’est un impact très significatif.

Les auteurs du rapport soulignent particulièrement que l’évolution entre 2017 et 2020 est très importante. Lors du dernier baromètre, il y a 3 ans, 52 % des répondants déclaraient que la vape ne les avait pas aidé (contre 20 % seulement en 2020).

Perception des risques

Il y a plusieurs milliers d’études sur le vapotage. Plus la science avance et plus on sait que les risques sont mineurs, voire insignifiants. Pourtant, la perception dans la population est à l’exact contraire. 65 % de la population pense que la vape est nocive, une évolution de plus 10 % depuis 2017 ! En France, on passe de 62 à 64 %. La désinformation médiatique, l’acharnement des anti-tabac extrémistes et la désinvolture des pouvoirs publics fait des ravages dans l’opinion publique.

Coercition, discrimination et manipulation de l’opinion

69% des français souhaitent l’interdiction du vapotage dans les lieux ou il est interdit de fumer. Ils sont aussi 40 % à vouloir interdire les arômes et 48 % à souhaiter des emballages neutres comme pour les cigarettes. Et globalement 69 % des français pensent qu’il faudrait encadrer le vapotage aussi strictement que la cigarette.

C’est complètement désarmant de constater que la population est à ce point désinformée qu’elle soutien l’idée fermer la porte au meilleur outil pour lutter contre la première cause de morts évitables.

Conclusion

Cette nouvelle enquête européenne et l’évolution des donnée de 2017 à 2020 inspire trois sentiments.

La joie de voir le tabagisme décliner : – 3 % en Europe et – 8 % en France

Il n’y a que 7 % de fumeurs en Suède. C’est le seul pays d’Europe qui n’a pas interdit le SNUS à sa population, et voilà le résultat (à lire ici en détail). Heureusement, grâce à son efficacité (pour de multiple raisons) et à sa vitesse de propagation (merci la mondialisation !), le vapotage est passé sous les radars d’une réglementation coercitive à son arrivée. Il s’est répandu à une telle vitesse qu’après seulement une dizaine d’années, son impact est très visible, majeur et inédit. Le doute n’est pas permis. En France, les anti-tabac vont nous raconter que l’augmentation des prix (la seule solution !) est la raison de la baisse du tabagisme, faux ! Un peu, peut-être, mais un peu, seulement. Pour rappel, en Suède, le paquet de cigarettes vaut moins de 6 euros. Et il est plus bas qu’en France dans de nombreux pays qui fument moins. Réjouissons-nous seulement, on a une nouvelle solution très efficace avec la vape pour aider plus fort et plus vite à lutter contre le tabagisme.

Les fumeurs ne sont pas si cons !

Il y a quelques années une association anti-tabac française avait diffusé une publicité qui traitait les fumeurs d’illettrés car ils ne savaient pas lire sur les paquets de cigarette que fumer tue. Force est de constater que ces “cons de fumeurs” savent pourtant trouver les solutions. Sans l’aide des donneurs de leçons, et malgré le dénigrement systématique et l’acharnement médiatique contre la vape, les fumeurs essaient quand même. Et ça marche ! Et c’est tant mieux ! Et de mieux en mieux…

Et on serait assez bête pour passer à côté ?

En 2020 on constate donc que 31 % des européens qui ont essayé la vape déclarent avoir réussi à arrêter de fumer. Il y a trois ans, en 2017, ils n’étaient que 17 %. C’est un progrès phénoménal. Avec ces nouvelle données 2020 de l’Eurobaromètre,  il n’y a plus aucun doute, la vape est une révolution dans l’histoire du tabagisme. Imaginons une grande campagne de communication, très rassurante, et qui inciterait tous les fumeurs à essayer le vapotage pour arrêter de fumer… L’impact serait une baisse massive et quasi-immédiate du tabagisme.

 

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