Incroyable ! Après l’opération Ma-Terrasse-Sans-Tabac, les ministères de la santé et de l’éducation lancent une opération Mon-Lycée-Sans-Tabac avec une distribution gratuite de cigarettes électroniques !!

C’est exclusif, j’ai eu l’info par une source sûre. Une conférence de presse va se dérouler ce lundi 3 avril au ministère de l’éducation avec Najat VALLAUD-BELKACEM et Marisol TOURAINE. Seront également présents le Pr Bertrand BAUTZENBERG, et de nombreux représentants d’associations, Jean-Pierre COUTERON pour Fédération Addiction, William LOWENSTEIN pour SOS Addiction, Jacques LE HOUEZEC pour SOVAPE et Brice LEPOUTRE pour l’AIDUCE. Seront également présents Michèle DELAUNAY pour Alliance Contre le Tabac et Gérard AUDUREAU pour l’association Droits des non-fumeurs.

Une idée lancée par le Pr Dautzenberg

Face au fléau du tabagisme qui touche un jeune sur trois en France et dans le contexte très compliqué de l’état d’urgence, les autorités ont décidé de frapper fort et prendre le taureau par les cornes. Alors qu’il est hors de question pour les associations anti-tabac de laisser les jeunes fumer à l’intérieur des établissements, c’est le Pr Bertrand DAUTZENBERG, qui aurait soufflé l’idée d’une distribution gratuite de cigarettes électroniques dans les lycées à la ministre de la santé Marisol TOURAINE, pour “lui prouver que ça pourrait marcher” !

Au grand étonnement du professeur, qui avoue avoir lancé l’idée comme une boutade, la ministre a validé le principe à la condition que les associations anti-tabac soit consultées, ainsi que les associations de parents d’élèves. Elle aurait dit au professeur, c’est le moment pour vos “potes de la vape” de nous montrer si ils sont vraiment capables de rassembler toutes les parties prenantes dans le cadre d’un projet collectif avec un objectif partagé. Elle a ajouté que l’opération devrait impérativement ne s’adresser qu’aux lycéens qui sont fumeurs.

Toutes les associations ensemble pour les jeunes !

Forte de son expérience du Sommet de la Vape, c’est donc l’association SOVAPE qui a été chargée de mener le projet en sous-marin. Des réunions ont été organisées entre les associations vape, réduction des risques et parents d’élèves afin de les rassurer et leur présenter plusieurs études, notamment américaines, très encourageantes sur le rôle de la vape dans le recul du tabagisme chez les jeunes.

Du côté des anti-tabac, il y a eu d’abord de fortes réticences mais un accord a été trouvé pour n’autoriser la vapote que dans les espaces extérieurs et non couverts.

Un slogan qui claque : La vapote, c’est comme la capote !

Face aux échecs des campagnes de prévention qui culpabilisent les fumeurs, cette opération est aussi l’occasion de “tester” une autre approche pour lutter contre le tabagisme des jeunes. Fini la coercition et les leçons de morale, bonjour la bienveillance. Et tout est dans le slogan : Si tu n’arrives pas à arrêter de fumer, la vapote, c’est comme la capote !

William LOWENSTEIN revendique l’idée de ce slogan qui s’adresse aux jeunes avec un discours clair et selon lui un parallèle tout à fait explicite. Selon lui “il y a 30 ans, ce n’est pas en disant au gens d’arrêter de copuler qu’on a pu lutter efficacement contre le sida, la promotion de la capote a vraiment fait avancer la réduction des risques, sans dénigrer le plaisir du sexe”. Proposer une alternative en douceur, plutôt que de “gronder” et sermonner.

Uniquement pour les ado fumeurs

Selon les consignes de la ministre, l’opération Mon Lycée Sans Tabac n’est destinée qu’aux ados fumeurs. Inutile en effet d’inciter les jeunes à vapoter si ils ne fument pas. Pour ce faire, la distribution gratuite de cigarettes électroniques se fera donc dans le cadre d’un “échange” avec le paquet de cigarettes. D’après le psychologue Jean-Pierre COUTERON, ce geste d’échange engage les jeunes qui font la démarche, cela renforce leur décision, leur implication et donc leur motivation.

L’échange se fera dans le cadre d’un entretien personnalisé avec un tabacologue qui devra également parler des solutions de substituts nicotiniques (une autre exigence de la ministre). L’association AIDUCE a été mise à contribution pour la réalisation d’un guide concernant l’usage du matériel et un inventaire des bonnes pratiques. Un questionnaire sur le tabac devra également être rempli par le jeune. Les données recueillies serviront à un grand rapport national sur le tabagisme des lycéens : comment ils ont débuté, leur consommation, leurs lieux d’achats… Ça devrait être très intéressant !

Les douanes mises à contribution

Sur une idée de Michèle DELAUNAY et soutenu par Gérard AUDUREAU, les chefs d’établissement devront consigner tous les paquets de tabac recueillis dans le cadre des échanges. Ils seront remis aux douanes qui effectueront alors des contrôles sur la provenance des produits. A priori, comme les buralistes affirment qu’ils ne vendent jamais de tabac aux jeunes, les paquets récupérés devraient provenir à 100% du marché parallèle de la contrebande ou des pays frontaliers. Tout cela sera donc vérifié avec des statistiques très précises par département.

Formation des enseignants et des infirmier(e)s scolaires

Les enseignants de SVT et les personnels de santé assistent depuis quelques semaines déjà à des formations accélérées sur Internet organisées par Jacques LE HOUEZEC afin de pouvoir proposer aux jeunes des sessions sur la nicotine et leur expliquer les meilleures pratiques pour assurer le sevrage tabagique grâce à la vape, voire avec l’ajout de substituts nicotiniques selon la situation de chacun.

Les enseignants qui l’ont souhaité peuvent également participer à des ateliers sur les atomiseurs reconstructibles afin de se perfectionner. Un appel aux parents vapoteurs experts pourra être lancé au cas par cas par les chefs d’établissements et via les associations de parents d’élèves.

50 % de fumeurs en moins chez les jeunes !

Réduire de moitié le tabagisme des jeunes en France, c’est l’objectif très ambitieux des ministres de la santé et de l’éducation. Pour deux millions de lycéens, ce sont donc 500 000 kits de vape, comprenant une e-cigarette complète (batterie + atomiseur) + 3 flacons de eliquides (10 ml). Tous les taux de nicotine seront disponibles : 6, 12 et 18. Les acteurs de la vape ont en effet souhaité que le liquide en ZÉRO ne soit pas proposé, car ce n’est pas conseillé pour arrêter de fumer, au contraire, cela favorise la double consommation à cause du besoin de nicotine. Au niveau des saveurs, étant donné que c’est également primordial, il y aura un choix parmi 15 goûts différents.

L’État investit donc 20 millions d’euros (dont 15 pour le matériel) pour cette grande opération Mon Lycée Sans Tabac. Mais comme le souligne Marisol TOURAINE, ça ne représente même pas une journée de taxes récoltées sur les ventes de tabac !

Lancement le 31 mai : date symbolique

L’opération est en préparation depuis déjà plusieurs semaines. Tous les protagonistes ont dû signer une charte de confidentialité afin de ne pas ébruiter le projet. Marisol TOURAINE, sauf surprise, ne sera plus ministre au moment du lancement de Mon Lycée Sans Tabac qu’elle a voulu en date du 31 mai, la journée sans tabac, un acte symbolique. Elle aurait confié à quelques intimes avoir espoir que cette opération lui permettrait de rentrer dans l’histoire de la lutte contre le tabagisme comme la ministre qui a été la première à comprendre l’incroyable potentiel de la vape pour réduire ce fléau.

Un site Internet dédié à l’opération Mon Lycée Sans Tabac va être mis en ligne dans quelques jours et lorsque l’opération démarrera le 31 mai, les jeunes pourront poster des témoignages pour partager leur expérience. Avec 500 000 lycéens concernés, on espère largement dépasser les 1000 messages…

1er avril

Oui, désolé.

Pour ceux qui en doutent encore en ayant lu jusqu’ici, cet article est… un poisson d’avril.

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