La Commission a lancé une nouvelle consultation publique sur la lutte anti-tabac et en intégrant ce qu’elle appelle les produits « connexes » dont le vapotage, y compris sans nicotine.

Pour comprendre les enjeux de cette consultation, je vous invite à lire ce communiqué bien clair de SOVAPE : TPD : participez à la consultation publique sur les produits de réduction des risques. Comme le souligne l’association, au-delà des réponses, ce qui compte énormément, c’est de montrer à la commission que les citoyens sont nombreux à observer ce qu’il se passe.

L’important est donc de participer. Et c’est ce que j’ai fait. Voici mes réponses, j’ai coché « public » et utilisé mon patronyme, donc je n’ai rien a cacher, je ne diffuse rien de plus que ce qui est déjà public.

En résumé, pour la quasi totalité des questions, j’ai répondu « Je ne sais pas / pas de réponse ». Ça ne veut pas dire que je n’ai pas d’avis et que mes réponses ne compteront pas. Voici toutes les questions, mes réponses et quelques explications au fil de l’eau.

Comment participer

Comme l’explique SOVAPE, il suffit de se rendre ici : sur la page de consultation.

Vous arrivez ici :

Vous descendez dans la page, pour arriver jusqu’au bouton pour participer :Il faudra ensuite se connecter avec votre compte si vous en avez déjà un, ou le créer, ou utiliser un de vos comptes sociaux :

Une fois connecté, vous arrivez ici. Lisez-bien pour comprendre à quoi est sensée servir cette consultation :

Vous arrivez sur le questionnaire.

C’est une longue page unique.

Ici, notez bien que ce que les consultants nomment les « produits émergents » comprennent de nombreux produits très différents en termes de pratique et surtout de risques potentiels. Cet amalgame va m’obliger à répondre « je ne sais pas / pas d’avis » sur de très nombreuses questions :

La première question est claire, je peux répondre ;Question à laquelle je réponds honnêtement, mais vu comme elle est posée, les consultants ne savent pas ce que je consomme vraiment, ni si j’ai des usages multiples, ni dans l’hypothèse où je vape si c’est avec ou sans nicotine ;Bientôt 10 ans que je fume plus !Ici, je n’ai pas envie de dire qu’il n’y a aucune amélioration car dans certains pays d’Europe il y a des améliorations, notament ceux qui embrassent une politique autour de la réduction des risques. Mais impossible aussi de concéder quelques améliorations étant données les velléités à peine dissimulées de l’Europe à lutter contre les produits de réduction des risques, notamment le vapotage (projets de taxes et de suppressions d’arômes), ou encore le SNUS prohibé partout sauf en Suède (le plus faible taux de tabagisme et de cancers de l’Union) ;Ici je ne comprends pas si on me parle des règles en place ou du principe même que les règles émanent de l’Europe. Pour les deux autres questions, malgré l’amalgame « produits émergents », je peux prendre position ;Ici, je décide de ne pas répondre à cette question qui amalgame tous les produits fumés ou non fumés. C’est inouï d’oser poser la question comme ça avec ce risque que cela comporte de biaiser la réponse sincère d’un citoyen. Sur la question des jeunes, tous les produits dont on parle sont interdits à la vente aux mineurs, donc c’est incroyable de vouloir prendre d’autres mesures, on n’interdit pas la vente de voiture au prétexte que des gamins roulent sans permis ? Concernant les jeunes, ce que je vois c’est que depuis l’essor du vapotage, c’est la seule classe d’âge chez qui le tabagisme est en baisse. Je ne suis pas inquiet de risques sanitaire, en tout cas pour le vapotage, car je n’en ai pas connaissance (en m’intéressant pourtant bien à la littérature scientifique). Je ne vois pas non-plus pourquoi il faudrait être inquiet à propos des achats en ligne qui permettent au contraire de faciliter l’accès à ces produits. Concernant les explosions de batteries, ha bon il y a une réglementation spécifique pour les appareils, autre que les téléphones, les ordinateurs ? Pour les produits de tabac traditionnels, je vois bien des mesures, mais concernant les résultats, c’est plus flou, impossible de répondre. Idem pour le commerce illicite et impossible de répondre « finement » à savoir que c’est possiblement la prohibition qui provoque le commerce illicite.En France, les jeunes de 17 ans sont 25 % à fumer quotidiennement. La priorité c’est absolument ça, quand je vois des organisations anti-tabac s’attaquer au vapotage alors que qu’il y a tant de fumeurs, ça me fait halluciner ;Ben oui, on sait. La pub est interdite pour les produits qui permettent de réduire les risques. C’est stupéfiant ;Incroyable question qui fait l’amalgame entre tous les produits fumés et non fumés. Si on est pour l’interdiction de publicité pour les clopes, mais contre pour les produits à risques réduits, on ne peut pas répondre ;La formulation de la question est aussi trompeuse, « produit du tabac » ça inclu le SNUS, le tabac chauffé ? Bon, en France, y’a pas vraiment besoin de pub, on repère bien les bureaux de tabac avec leur carottes et leurs enseignes lumineuses, et dès le plus jeune âge car ils sont nombreux à vendre des bonbons et des livres pour enfants ;

Amalgame ici encore. Je ne vois pas en quoi ça garanti un niveau élevé de protection de la santé de pratiquer l’omerta sur les produits de réduction des risques ;Ici comme pour beaucoup de question, je ne comprends pas si on veut m’amener à dire s’il faudrait en faire plus ou en faire moins. Au risque de voir mes réponses mal interprétée, je préfère ne pas répondre.Étant donnée le nombre de mineurs qui fument en France (+ de 30 % dont 25 % quotidiennement), c’est comme si il n’y avait aucun contrôle ;
Question complètement orientée, formulée de telle manière qu’on ne peut même pas dire que tel ou tel canal n’est pas un problème. Incroyable. Par exemple pour le tabac, les distributeurs automatiques qui ne fonctionneraient qu’avec le scan d’une carte d’identité ne seraient-ils pas plus efficaces que les buralistes pour éviter la vente aux mineurs ;Question tordue à nouveau. En théorie, non. En pratique, oui. Mais que veut dire cette question ? En théorie ou en pratique ? ;À nouveau question fermée et donc biaisée car on ne peut qu’acquiescer des mesures de prohibition, je ne peux exprimer pas mon avis et je suis obligé de ne pas répondre ;Ici encore, je n’ai pas le choix de dire que certaines restrictions ne sont pas appropriées, je ne peux qu’être d’accord avec les mesures ou en demander plus. Donc je ne réponds pas à la plupart des questions. Concernant les cigarettes, je serais pour supprimer les enseignes carottes et le mot « tabac » sur les bureaux de tabac et que les paquet de cigarettes soient cachées dans des placards comme cela se passe dans de nombreux pays déjà (où le tabagisme est bien inférieur à chez nous) ;

ATTENTION : si vous cliquez une case de la dernière ligne « Autre », ajoutez bien un commentaire dans le champs libre sinon le questionnaire ne pourra pas être validé (j’ai mis 10 min. à comprendre pourra ça ne se validait pas…).Ici en répondant non, je prends le risque que ma question soit mal interprétée. La politique anti-réduction des risques et la diabolisation de la nicotine ne sont effectivement pas adéquates ;Bizarre que l’on me pose la question à moi, ces programmes sont bien menés par les pouvoirs publics ? Je n’ai pas à répondre ;Faire gaffe à l’environnement est une évidence même pour la culture des fraises. Mes réponses enfoncent des portes ouvertes. Sur la pollution de l’air, peut-être qu’ils veulent parler du tabagisme passif, mais sans préciser air intérieur (OK) ou extérieur (idiot), je ne réponds pas ;Mon commentaire en fin de questionnaire ;

 

 

 

 

 

 

 

 

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