Pragmatisme britannique, la vape peut sauver des vies, elle est au cœur du STOPTOBER. La santé publique d’abord. En France, c’est l’omerta et toujours Bercy qui décide, les rentes fiscales d’abord.

Article court suite au lancement de la communication du STOPTOBER. A quoi sert-il encore de tenter d’expliquer à nos dirigeants ce qui crève les yeux, ce qui crève les fumeurs en France ?

Au Royaume-Uni, les services de santé misent à fond sur la vape.

Campagne TV, affiches, site Internet. Tous les dispositifs médias du STOPTOBER annoncent aussi gros que possible : utilisez la vape pour arrêter de fumer, littéralement « Stop smoking with an e-cigarette ». Comment faire plus clair ? Fantasmes, spéculations ? Bien sûr que non ! Pragmatisme. Les britanniques se basent sur les expériences des précédents Stoptober et sur les rapports de Public Heath England. Aucun doute sur la nocivité relative de la vape par rapport à la cigarette. Aucun doute sur l’incroyable réussite de la vape pour permettre aux fumeurs d’arrêter de fumer. Ils affirment même que c’est la meilleure solution, que c’est irréfutablement constaté…

Exemplarité. Moins de 15% de fumeurs au Royaume-Uni. Une baisse continue et régulière ces dernières années. Les britanniques ne se posent pas mille questions, ils sauvent les gens. Les services publics font le job. Les résultats sont là, indiscutables.

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En France ?

36% de fumeurs. Au classement européen, 2e place ex-æquo avec la Bulgarie, derrière la Grèce. La ministre attend des preuves sur la vape. Elle snobe les associations RdR alors qu’elle reçoit les buralistes. Le plan tabac est organisé par Bercy qui annonce l’augmentation à 10€ du paquet de cigarettes mais en jalonnant les hausses pour ne pas perdre sur les recettes fiscales. Étranges objectifs de « santé publique ».

Il n’y a que la Manche qui sépare la France et le Royaume-Uni. On est si proches. Mais pourtant, en matière de santé publique, une galaxie nous sépare. C’est effrayant.