Aujourd’hui LE PARISIEN a sorti tout un dossier sur les manœuvres de l’industrie pour vendre son tabac chauffé…

Ça tombe à pic, je me préparais justement à publier l’article que j’ai écrit sur le tabac chauffé pour le dernier numéro de PGVG. Le voici donc, avec sur la fin quelques liens vers les articles du journal LE PARISIEN, accablants…

Pour donner son avis. Savoir de quoi on parle. J’ai testé le tabac chauffé il y a presque deux ans. C’était à Genève, en Suisse, le pays où la nicotine est interdite à la vente dans les e-liquides.

E-liquide ou tabac. Voilà essentiellement la différence entre la vape et le tabac chauffé. Car dans les deux cas, on parle de dispositif « électronique », risque d’amalgame, évidemment.

Une invention géniale ?

Réduction des risques « heat not burn tobacco », pas de combustion, moins de toxiques. 95% selon un fabricant. Tiens ! Comme la vape, ce « 95% » qui alimente les médias depuis la publication du rapport du Public Health England. Risque d’amalgame encore ?

Alors c’est génial ! Du tabac mais pas dangereux comme le tabac. Beaucoup moins dangereux. Comme la vape quoi ! Mais tu gardes le tabac. Le goût du tabac en particulier. Ce foutu goût de cendrier que les fabricants de e-liquides n’arrivent pas à reproduire.

Méfiance ?

Quelle idée ? Il faudrait se méfier de l’industrie du tabac

Evidemment.

Alors admettons que le tabac chauffé puisse être largement moins dangereux que le tabac. Au-delà d’une consommation à « moindre risque », à quoi reste exposé un ex-fumeur ? Au risque de se remettre à fumer.

Bravo !

Et voilà, le plus grand danger du tabac chauffé. Du tabac, du gout tabac, du fabricant tabac, du marketing tabac, du vendeur tabac.

Consommer du tabac chauffé, c’est comme arrêter de fumer en gardant une clope au bout des lèvres.

Un coup de stress, un paquet vide, une batterie à plat, une soirée très arrosée… Contrairement au vapoteur qui se détache complètement du goût du tabac, le consommateur de tabac chauffé, lui, n’aura aucun « mal » à reprendre une clope.

Génial. Effectivement.

DANS LE PARISIEN : dossier sur le tabac chauffé

Cigarettes : boissons gratuites, SMS, soirées privées… les nouvelles techniques de vente

Révélations ahurissantes, dans l’article sur les méthodes totalement illégales employées pour alpaguer des clients. Et dans la vidéo, on atteint des sommets :

  • un commercial s’inquiète de savoir si une personne a « bien » arrêté la cigarette électronique. Est-ce l’objectif du tabac chauffé ?
  • parce que « on sait pas pour les e-liquides » alors que l’industrie du tabac « sait ce qui est bon » dans son tabac !!!
  • c’est le tabac le moins cher du marché, pas de paquet neutre et pas « d’image dégueulasse » dessus.

Pour compléter, toujours dans LE PARISIEN : Pourquoi des restaurateurs s’allient à des cigarettiers

Dossier accablant. Alors que les produits de la vape subissent des réglementations totalement infondées d’un point de vue sanitaire (marquages, contenance, concentration de nicotine…), l’industrie du tabac trompe les consommateurs et contourne les lois sans que cela ne dérange personne apparemment au niveau des autorités…

Complément : Par le Dr Philippe ARVERS, un inventaire des nombreux produits « tabac chauffé » que l’industrie du tabac met sur le marché. Sa conclusion : Arrêter les cigarettes et autres formes de tabac en ayant recours à ces dispositifs ne modifiera en rien le comportement tabagique… Heat not Burn, le tabac chauffé non brûlé (mais presque)