Pour Nathalie Rogeboz qui tient une boutique spécialisée de e-cigarette à Divonne-Les-Bains, le VAPYOU est un outil de travail quotidien pour discuter et échanger avec les clients…

La première fois, que j’ai rencontré Nathalie, c’était en septembre 2015 au Vapexpo. Alors que je discutais sur un stand, Jacques Le Houezec vient me tirer la manche pour me demander de le suivre, car la gérante d’une boutique spécialisée tient absolument à me rencontrer. Souvenir impérissable, j’avais trouvé quelqu’un de plus intarissable que moi sur le VAPYOU !!! C’est dire…

A l’occasion du N°3 qui arrive, j’ai donc demandé à Nathalie si elle voulait bien que l’on fasse une petite interview afin de parler du VAPYOU grâce à son expérience. Son « oui » fût très enthousiaste, grand merci à Nathalie ! C’est une occasion pour moi d’échanger sur ce qui se passe en boutique. Très intéressant…

Quel type de clientèle accueillez-vous dans votre boutique spécialisée ?

La majorité des clients ont plus de 30 ans, la tranche 35 / 45 ans est la plus importante. C’est un profil très classique, des gens qui ont un passé tabagique assez lourd de 15 à 25 ans, et qui arrivent dans une période de la vie où l’arrêt du tabac devient une priorité. Je remarque que ce sont généralement des classes sociales assez élevées, qui sont peut-être plus enclins à s’informer au-delà des gros titres dans les médias qui dénigrent trop souvent la cigarette électronique.

Des jeunes, des seniors ?

Nous recevons effectivement de plus en plus de séniors. J’ai notamment un client de 80 ans, c’est son médecin qui lui a conseillé la e-cigarette après deux AVC. Il nous fait beaucoup rire, car depuis deux ans qu’il vape, son entourage lui fait remarquer que son « teint » s’est amélioré ! C’est que nous aussi, nous l’avons remarqué !

Pour ce qui est des jeunes, cela reste rare. Si jamais un mineur rentre dans la boutique, nous l’éconduisons gentiment quitte à ce qu’il revienne avec ses parents (les deux !), ce qui nous permet alors de bien expliquer le dispositif avec tous ses tenants et aboutissants. Et il est hors de question surtout d’accompagner un jeune qui ne serait pas fumeur. Cela arrive 3 à 4 fois par an, et nous sommes très fermes : refus absolu !

Des médecins vous envoient des clients ?

J’ai même de nombreux médecins clients eux-mêmes ! Cardiologues, anesthésistes, toutes sortes de spécialistes… En général, ils se passent le mot et se recommandent entre-eux notre boutique spécialisée. Nous avons des services entiers qui viennent des hôpitaux qui nous entourent. Ce sont d’ailleurs des lecteurs assidus du VAPYOU et je les incite à s’abonner à la Vap’News du dimanche soir pour recevoir de l’information toujours toute fraiche et bien triée par vous !

Le VAPYOU fait donc partie de vos outils de travail ?

Je considère que mon métier repose à 90% sur le conseil. Nous sommes trois personnes à la boutique (bientôt quatre) pour passer tout le temps nécessaire à donner les bonnes informations, faire les bons choix de matériels, pour débuter, pour continuer dans de bonnes conditions, pour sortir du tabagisme absolument. C’est un sacerdoce, je considère que nous changeons le monde, pas moins ! Nous avons une page Facebook que je surveille en permanence et je suis capable de répondre à mes clients à toute heure. Il m’est déjà arrivé de prendre mon téléphone un samedi soir à 10h pour dépanner une cliente totalement en panique.

Alors le VAPYOU est effectivement un formidable outil. C’est un support pour engager la conversation sur tous les sujets. Je le donne systématiquement à tous les clients. Pour qu’ils le lisent et pour qu’ils le diffusent autour d’eux. Je m’amuse même à leur dire que je leur ferai « interro » lors de leur prochain passage en boutique pour vérifier s’ils ont bien tout lu !

Vos clients ne prennent pas ça pour de la pub ?

Pas du tout, ça n’en est pas. Je leur explique d’ailleurs que c’est un magazine qu’ils trouvent, certes, en boutique spécialisée, mais que c’est totalement indépendant. C’est de l’information pour mieux comprendre, qui leur permet aussi de mieux faire face à d’éventuelles critiques, malheureusement trop fréquentes, d’un entourage mal informé et qui pourrait les décourager. Les sujets abordés me constituent une « porte d’entrée » pour moi-même apporter toutes mes connaissances sur les produits et les matériels.

Le VAPYOU n’est pas un investissement trop lourd pour votre boutique spécialisée ?

Pas du tout, le coût à l’exemplaire est insignifiant à comparer de ce que ça m’apporte, du lien que je peux créer avec mes clients en abordant les sujets importants sous un angle gai et sympa. C’est un prolongement de notre travail, qui repose encore une fois à 90% sur le conseil. Il m’arrive même d’en donner plusieurs à certains clients, car je sais qu’ils le distribueront autour d’eux.

Vous parlez beaucoup de conseil… Vendre des e-cigarettes, c’est un vrai métier ?

Assurément. Le produit n’est pas anodin, les choix doivent être accompagnés avec un savoir-faire technique, de solides connaissances sur le tabagisme et sur le sevrage, mais aussi beaucoup de psychologie. Je suis très impatiente et attentive aux projets concernant la reconnaissance de notre métier à part entière avec un label ou une norme.

Les commerçants de boutiques spécialisées doivent être compétents et formés. Moi-même j’ai suivi avec mes collaborateurs Kathleen et Josselin, la formation de Jacques Le Houezec. C’était passionnant, nous avons beaucoup appris, et c’est tout à l’avantage de notre clientèle car nous pouvons répondre aux questions avec des connaissances solides.

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  • Nathalie Rogeboz est la gérante de la boutique spécialisée Vapostore à Divonne-les-Bains.
  • Jacques Le Houezec écrit dans VAPYOU et il assure sa relecture scientifique.

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