A quelques jours du premier tour de la présidentielle, les résultats du dernier baromètre vape et politique sont assez révélateurs des tendances générales de l’élection. A bon entendeur !

La conscience du désintérêt…

Ce dernier baromètre n’a recueilli que 571 réponses. C’est beaucoup moins que le premier qui en comptait 1019. Sur les 4 mois, le nombre de répondants n’a cessé de baisser. Lassitude d’une part ou peut-être manque de dynamisme de mon côté pour diffuser, toujours est-il que plus la date de l’élection avance, et moins les « vapoteurs militants » espèrent pouvoir peser sur le scrutin. L’ont-ils jamais pensé vraiment, d’ailleurs…

Ce n’est pourtant pas faute de souhaiter que les candidats ne s’intéressent au sujet. Regrettable de voir que certains d’entre eux courtisent toujours les buralistes (RDV, courriers publics). Écouter le peuple qui souhaite défendre une solution capable de sauver des millions de vie, bof…

Aucun candidat n’a abordé le sujet de la vape dans sa campagne, presque silencieux sur le génocide organisé du tabac, nous avons eu tout juste le droit aux poncifs habituels, les prix, la tabac c’est pas bien. Que du progrès !

Non, vraiment les vapoteurs (ou amis) qui ont répondu au questionnaire, y croient de moins en moins…

D’autres sujets ont sans doute pris le dessus, et ce n’est peut-être pas anormal. J’avoue qu’à titre personnel, l’attitude que j’imagine par rapport à la vape peut avoir une influence mais ce n’est pas le seul déterminant de mon vote…

La vraie réponse à la question ci-dessus, se trouve en fait ci-dessous. Voilà le résultat sur la véritable influence que pourrait avoir le sujet de la vape lorsque la question est posée sur chaque candidat et reconsolidée :

A noter, tout de même 35% des personnes qui ont répondu estiment pouvoir être influencées par un ou plusieurs candidats à la présidentielle…

Devant tant d’indifférence…

Projection. Aucun candidat n’a parlé de la vape, alors on ne peut qu’imaginer à l’aune de leurs discours sur les autres sujets. Les indices se trouvent dans les discours de santé, dans les relations avec les buralistes ou encore dans les priorités budgétaires affichées… On ne peut que spéculer.

A part Marine LE PEN connue pour être passée à la vape il y a quelques années, ce sont les candidats les plus à gauche qui recueillent les plus hauts niveaux de confiance, mais sans pour autant dépasser les 50%. La prudence est de mise…

Et c’est la droite « traditionnelle », François FILLON largement en tête, qui semble le plus effrayer. Emmanuel MACRON se trouve également dans le lot, ses « relations » avec certains membres du gouvernement actuel pourraient peser dans cet indice de confiance négatif.

La politique du quinquennat Hollande, avec Marisol Touraine (santé) et Christian Eckert (budget) à la barre, est très sévèrement désavoué par les personnes qui ont répondu au questionnaire, même si ça s’adoucit un peu au fil des mois…

La politique des « sachants » face à la réalité des anciens fumeurs

Ils nous bassinent et nous re-bassinent avec « leurs » solutions, leurs « il faudrait que… » Mais au fait, les vapoteurs, tous anciens fumeurs, ex-esclaves du tabac, que pensent-ils de ces mesures qui sont censées combattre le tabagisme depuis des décennies, que pensent-ils de la politique menées face à l’arrivée fulgurante de la vape en pleine face du tabac ?

Bien entendu, il n’a jamais été question d’interdire la vape, pas plus que le tabac. Mais voyons un peu… L’interdiction de publicité et de « propagande » est quasiment considérée comme aussi contre-productive qu’une prohibition totale de la vape. Révélation de la politique de censure qui ne veut pas dire son nom. Interdire la communication, même commerciale, est une aberration massivement rejetée par les répondants au baromètre. C’est grave !

Le paquet neutre ? Désaveu total aussi, et grandissant. On l’annonçait, il a été mis en place. Et les mensonges de la ministre au mois de février, façon méthode Coué, n’y changent rien, les ventes de tabac n’ont pas baissé, bien sûr que non. Et les vapoteurs, ex-fumeurs confirmés, qui eux savent de quoi ils parlent, affirment à 75% que ce n’est pas ce genre de mesures qui leur aurait permis d’arrêter de fumer. Mais « ils » savent mieux. La coercition, « quit or diy », ça ne marche pas depuis des décennies, 34% de fumeurs en France. Continuons. Et surtout, n’écoutons pas l’expérience (réussie) des anciens fumeurs…

Quant à la relation des pouvoirs politiques avec les buralistes, n’en parlons pas. Pour rappel, un buraliste est contrôlé une fois par siècle pour la vente de tabac aux mineurs. Y’a pas de problème, le paquet neutre va tout régler !

Sondages serrés, chaque voix compte !

Les vapoteurs ne feront pas l’élection. Certes. Mais à 10 jours du scrutin, les intentions de vote dans les sondages se resserrent. HAMMON en décrochage, les quatre leaders LE PEN, MACRON, FILLON et MÉLENCHON sont à la pêche aux voix. Marge d’erreur possible dans les sondages, chaque bulletin va compter. Jamais élection n’aura été si indécise, si rocambolesque. Alors des petites voix de vapoteurs par-ci, par -là ne pourrait-elles pas compter ?

Chacun interprétera comme il le souhaite les mouvements de ce baromètre vape et politique sur les quatre derniers mois. A mon égard, ce n’est pas anodin et surtout pas déconnecté de ce qu’il se passe sur cette élection présidentielle.

Bonne chance à tous les candidats (ou pas) !

Merci à toutes les personnes qui ont participé aux quatres baromètres vape et politique de décembre, janvier, février et mars.